19 octobre 2014

Anecdote de la semaine : les glaces Esquimaux

Chaque semaine, je partagerais avec vous, mes petits agneaux, une anecdote sur le monde du cinéma ou de l'audiovisuel. Parce que je suis généreuse et que notre cerveau aime être rempli d'informations inutiles. 


Cette semaine : l'origine des "glaces esquimaux". 

C'est vrai ça, pourquoi on les appelle comme ça ? La raison est toute bête, et nous montre que le cinéma a encore plus d'influence sur nos vies qu'on ne le pensait. 

En 1922, Robert Flaherty sort enfin son documentaire sur les inuits, Nanook of the North, après plusieurs années passées parmi eux. Il a eu du mal à trouver un distributeur, et finalement, c'est Pathé qui se dévoue. Ce "documentaire" sur une famille d'esquimaux sera un véritable succès mondial. A tel point que les glaces consommées pendant les séances seront désormais appelées les glaces esquimaux. Je vous avais dit que c'était tout bête. 

Pour ceux qui voudraient découvrir ce film muet, voici la séquence de construction d'un igloo (sinon, le film est disponible dans son intégralité sur youtube)


18 octobre 2014

Et c'est reparti pour un tour...de TARDIS.

Deep Breath : on inspire et on soupire

Samedi 23 juillet était une date importante pour les fans de la série anglaise Doctor Who, car en plus de marquer le début de la saison 8, c'était également l'occasion pour eux d'être témoins des premiers pas de Peter Capaldi dans le rôle du douzième Doctor, toujours épaulé de la sautillante Clara (Jenna Coleman). Si l'épisode n'a pas comblé toutes les attentes, l'acteur lui, oui. 

Un dinosaure inutile, les doutes d'un compagnon, une dame mystérieuse, quelques cyborgs suicidaires et un coup de fil du précédent Doctor plus tard vient enfin le moment du bilan fatidique. Deep Breath, épisode d'1h15, a agacé autant qu'il a été plébiscité par certains, et ce, à mon sens, à juste titre. Souffrant de longueurs, de pertes de rythme et de répliques agaçantes ("The person who knows him best throughout the universe" WHAT ?), cette reprise annonce une saison 8 dans la continuité de la saison 7, avec ses scénarios inutilement alambiqués et volontairement ostentatoires. Cependant, si on oublie la trame, on ne peut que saluer le génie de Capaldi, qui nous promet un retour aux sources avec un Doctor toujours aussi drôle et bizarre, mais avec un jeu beaucoup moins excentrique que ses prédécesseurs. Et ça, c'est classe. 


Pas question ici de rentrer dans des débats du type "Clara est-elle un bon compagnon ?" ou encore "Moffat est il un tyran satanique qui mérite la mort par pendaison pour sabotage de TARDIS ?", parce que, contrairement à ce qu'on croit, la question la plus vieille de l'univers est en fait "Est-ce que les fans de Doctor Who pourrons être un jour tous satisfaits ?" et je crains que seul le Silence ne tombe (sympa la blagounette non ? Non). 
Que les scénarios nous agacent, qu'on préfère tel ou tel Doctor/compagnon, force est de reconnaître que le job est rempli quand il s'agit de divertissement et suivre les aventures de cet alien à deux coeurs est toujours un plaisir, d'autant plus que Deep Breath a permis d'installer un changement d'atmosphère et de ton qui fait saliver (même si on a toutes les raisons de trembler, tant on est habitués à des scénarios bidons). Mais ce n'était qu'un épisode de transition, de passage de flambeau.

Into the Dalek : back to basics

C'est donc avec encore plus d'impatience qu'était attendu Into the Dalek, deuxième épisode de la saison 8, diffusé samedi 30 septembre. Revenu au format classique des 45 minutes, on soupire de soulagement quand on se rend compte que le rythme est plus soutenu et que, dieu merci, on peut enfin profiter pleinement du douzième Doctor sans qu'il souffre de comparaison avec les autres.C'était aussi l'occasion de découvrir Danny Pink, militaire, prof et nouveau "crush" de Clara (façon pas très subtile de justifier la nouvelle dynamique de cette dernière avec le Doctor), et très probablement futur pensionnaire du TARDIS. 
Une nouvelle fois encore, le Seigneur du Temps était confronté à son ennemi ultime : un Dalek. Au final, l'épisode rappelle très fortement l'épisode 6 de la saison 1 (Dalek, avec Christopher Eccleston dans le rôle du Doctor), avec ce débat sur la possible rédemption du petit poulpe-poivrière. Rien de nouveau sous le soleil donc, mais un épisode beaucoup plus condensé et rythmé et de ce fait plus appréciable que le premier. 
On se revoit en fin de saison pour un nouveau bilan, quand les mystères seront résolus et que Capaldi sera devenu notre Doctor préféré. 


Affrontements

Plus de James Franco qui prend soin de son gentil bébé singe, plus de happy end en demi-teinte dans ce film qui semble hériter du genre catastrophe/apocalyptique. Les images sont sombres, fini le temps du San Francisco baignant dans la lumière du soleil. C'est l'aube. Les images sont sombres, mais sublimes, et le talent d'Andy Serkis atteint un nouveau pic dans le rôle de César. On retrouve ce dernier en leader primate plus humain que le chef des homosapiens, régnant sur la nouvelle civilisation qu'il a réussi à construire avec sa nouvelle famille. Alors qu'on croyait l'espèce humaine décimée, une petite colonie survit dans la ville de San Francisco, coupée du reste du monde, inconsciente du danger qui la guette. Vient alors une rencontre, un face à face sous haute tension, comme le promettait le titre du film.
Andy Serkis, alias César. Tous les acteurs jouant les singes sont brillants, justes. La motion capture est une petite merveille, comme le film.

On pourrait d'ailleurs regretter la traduction de ce dernier. En effet, le titre original, Dawn of the Planet of the Apes (L'Aube de la Planète des Singes), a plus de sens, compte tenu de l'arrivée plus ou moins lointaine d'un troisième volet qui semble inévitable et qui verra, lui, l'Affrontement.
Si on va plus loin, le nom français de ce blockbuster estival ne saurait être plus faux. Car ce n'est pas un affrontement, mais DES affrontements qui nous sont ici montrés. 
L'affrontement singes-singes, et celui humains-humains, qui permettent de bien montrer qu'il y a du bon et du mauvais de chaque côté, évitant ainsi comme dans les Origines, le clivage "singes gentils-humains méchants". Le conflit humains-singes, inévitable. Comme le scénario est assez basique et convenu (mais ce n'est pas du tout gênant dans le cas présent, le plaisir est là), on a un effet miroir entre le personnage de Malcolm (Jason Clarke) et celui de César (ils représentent l'espoir, la volonté de paix, la figure paternelle), mais aussi, dans une moindre mesure, entre Dreyfus (Gary Oldman) et Koda (Toby KeBbell), paralysés par leurs défauts alors que le monde tente de changer.
Enfin, l'affrontement plus ou moins passif entre César et son fils aux yeux bleus et au regard triste. Peu importe l'espèce, chacun doit un jour trouver sa place, se démarquer, mettre au défi ses parents pour se créer sa propre identité, et donc, faire des erreurs, pour mieux rebondir, apprendre quoi. 
Et il n'y a pas d'âge pour ça. Car si Yeux Bleus grandit au fil de l'aventure, César aussi. Sa vision utopique de ses congénères se heurtre à la haine de Koba, singe défiguré, teigneux, revanchard et violent, qui nous fait plus frissonner que les psychopathes hominidés auxquels nous sommes habitués. Ainsi, le film s'ouvre-t-il sur un regard déterminé et fier du chemin parcouru, tandis qu'il se finira sur des yeux las et tristes. Comme Malcolm prend conscience que la perte n'a pas adoucie le cœur de tous les hommes, César apprend que la cruauté existe même chez les singes. 
L'intelligence permet de construire une civilisation, mais les émotions qui l'accompagnent la détruise (la haine de Koda, l'orgueil de Dreyfus, incapable de concevoir qu'une autre espèce que l'homme puisse être douée d'intelligence, la jalousie, l'envie...), et ce, peu importe la civilisation en question. Tel est le message du film. Animal, homme, tous sont soumis à la même loi implacable, prisonniers d'un cercle vicieux vieux comme le monde. 
Pour finir, je retiendrais le moment final où l'homosapiens et le primate s'étreignent, amis tous deux déçus par leurs espèces respectives, ayant vu leurs espoirs de paix anéantis. Puis, l'homme s'efface lentement au profit du singe, comme ce dernier l'a fait il y a des milliards d'années plus tôt pour lui. Malcolm et les spectateurs ne font alors qu'un : l'issue de l'Affrontement final à venir est écrite. Par l'histoire, la littérature...et le cinéma. 

Game of Thrones : un final en demi-teinte

Avant de commencer la rédaction de mon avis sur le 4x10 de Game of Thrones, je pense qu'il est de mon devoir de vous déconseiller d'aller plus loin si vous n'avez pas encore vu le dit épisode. Il en va de même si vous pensez que les lecteurs des livres qui remettent en question certains choix effectués par les showrunners sont des rabats-joies arrogants (même si, après tout, il serait sage de jeter un oeil à mon avis quand même, car j'estime ne pas faire de critiques gratuites, et l'article qui suit explique ma position). Mais rassurez vous, aucun spoiler ne sera dispensé dans ces lignes sur tout ce qui n'est pas déjà apparu dans la série.  Bonne lecture à vous, en rappelant que cet avis n'engage que moi ! 


Après avoir visionné ce season final efficace, je suis confortée dans mon impression d'avoir vécu une quatrième saison à la fois très satisfaisante mais aussi très frustrante voire parfois énervante. 
En effet, la spectatrice de la série en moi a apprécié regarder chaque épisode avec autant d'enthousiasme que pour les saisons passées, mais la lectrice de la saga de George R.R. Martin que je suis s'est avérée souvent décontenancée à presque chaque épisode par des changements jugés gênants. Certains peuvent penser que, si les lecteurs critiquent, c'est uniquement histoire de râler et de rabaisser la série. J'estime ne pas être de ceux-là, car j'ai toujours été très indulgente avec les adaptations quelles qu'elles soient, et il va de soit qu'il est impossible de porter à l'écran (même s'il est petit) des romans aussi vastes sans faire des concessions. 
Ce qui me dérange dans le cas de Game of Thrones, ce n'est pas l'absence de tel ou tel détail que j'ai apprécié dans les livres, mais plutôt des remaniements excessifs de l'histoire et des personnages, qui laissent à penser que nous avons affaire à une adaptation libre. Hors, après trois premières saisons fidèles à l'oeuvre de GRRM, pourquoi ce brusque changement de direction avec la quatrième ? Si les showrunners comptaient prendre des libertés avec le matériau de base, pourquoi ne pas l'avoir fait dès le début ? Je pense que c'est la raison pour laquelle les lecteurs râlent, car si trop de libertés sont prises (on tue des personnages censés être encore vivants, on en omet quelques uns pourtants importants, on modifie le cours des événements etc.), comment continuer à qualifier la série d'adaptation ? 
Quoi qu'il en soit, j'ai trouvé cet épisode final très bien mené. En effet, il bénéficie d'un rythme soutenu et la plupart des éléments attendus y sont contenus. De plus, le fait que les scènes d'émotions soient coupées par des séquences plus dynamiques ajoute à la qualité de l'épisode. Les musiques étaient comme toujours, magnifiques, surtout la dernière (The Children, pour ceux qui chercheraient), et la scène entre Daenerys et ses dragons m'a émue, quand bien même je ne suis pas connue pour mon amour de ce personnage. Voici mon avis de spectatrice lambda. Les paragraphes suivants vont me servir à énumerer les changements effectués sur cet épisode (le faire sur toute la saison serait trop long), et en quoi ils sont gênants à mon humble avis.
Premièrement, la mort de Jojen Reed, censé être toujours bel et bien vivant à la fin de l'intégrale 5 (A Dance With Dragons), ce qui donne un goût amer de spoiler même pour ceux étant à jour dans les romans. De même, le fait qu'on soit ici arrivé à la fin de l'intrigue connue pour Bran Stark laisse entrevoir une totale et inquiétante improvisation pour la saison prochaine... 
Ensuite, la rencontre entre le Limier, Arya et Brienne, qui n'est en aucun cas supposée croiser la jeune louve. Ce changement est plutôt inoffenssif à mes yeux, car cela leur a permis d'ajouter du piment à l'épisode, et Arya continue quand même de suivre le chemin qui lui est tracé, mais je peux comprendre que les plus puristes soient choqués. 
Enfin, et là, changement de taille : l'absence d'un personnage pourtant emblématique, qui aurait apporté encore plus à ce final, et qui doit influencer le destin de plusieurs autres protagonistes. Pour ma part, j'estime que cette absence n'est aucunement justifiée, pas comme celle de la reine d'Au delà du mur, par exemple. (Pour ceux d'entre vous qui auraient lu les livres et seraient donc immunisés contre les spoilers, voilà un article où le réalisateur de l'épisode The Children, explique qu'il ne voit aucun intérêt à l'ajout de ce personnage http://hollywoodlife.com/2014/06/16/game-of-thrones-lady-stoneheart-cut-season-4-finale-spoilers/ , étouffons nous ensemble). 
Ma dernière critique sur l'épisode ne concerne pas un changement quelconque mais plutôt un problème de temps : l'évasion de Tyrion est en effet bien trop rapide à mon goût, ce qui ne permet pas de donner l'émotion attendue. En effet, cela ne permet pas de saisir l'ampleur de la trahison de Jaime vis à vis de Cersei, qui marque pourtant un tournant dans l'évolution du personnage, de même qu'aucune raison n'est donné quant à la présence de Tyrion dans la Tour de la Main (et là, je vous encourage vivement à lire le chapitre qui concerne cette scène dans A Storm of Swords, la discussion entre Jaime et son petit frère est bouleversante et va déterminer le caractère de Tyrion pour la suite, et deux phrases mythiques du nain sont prononcées). 
En résumé, j'ai aimé l'épisode, comme la saison, tout en émettant de sérieuses et nombreuses réserves sur la saison en général. Et si tel est le cas, ce n'est pas pour remettre en cause le succès de la série, mais plutôt parce que je me fais du soucis pour sa suite en tant qu'adaptation d'une saga littéraire formidable. 

MARVEL's Agents of S.H.I.E.L.D : une première saison qui divise

L'équipe menée par l'agent Coulson (au milieu), de gauche à droite : Skye, Jemma Simmons, Leopold Fitz, Melinda May et Grant Ward

Créée par les frères Whedon, la série produite par MARVEL était l'une des nouveautés très attendues par les sériephiles, et évidemment par les fans de la franchise. Après 22 épisodes diffusés au long ces derniers mois, il est donc temps de faire un bilan de cette première saison, tantôt acclamée tantôt descendue. 
Après la magie du premier épisode, qui avait permis de passer en revue les personnages principaux tout en installant les enjeux de la série (combattre des forces inexpliqués), on a pu penser que le S.H.I.E.L.D nous menait en bateau : épisodes redondants, centrés sur Skye la marginale, sans liens entre eux, comme dans une série policière classique, et qui donnaient l'impression de tourner en rond en mettant en scène la même problématique à chaque épisode : "Skye est-elle digne de confiance ?". 
Au vue de la seconde partie de la saison (qui, on pourrait dire, commence à partir de l'épisode 7, jusqu'à la fin), ces débuts peuvent paraître risibles, et on se félicite d'avoir persévéré. Les épisodes se font enfin échos, et on réalise que les créateurs se sont en fait montrés malins : des évènements survenus au début de la saison prennent une importance capitale dans cette deuxième moitié, qui voit le S.H.I.E.L.D souffrir suite aux actions survenues dans Captain America, The Winter Soldier. Les personnages évoluent et se dévoilent dans un épisode clé (Turn, Turn, Turn) digne d'un thriller, ce qui n'empêche pas de s'intéresser aux autres questions lancées dans le reste de la saison (les parents de Skye, sa véritable identité, le mystère de la résurrection de Phil Coulson, le secret de Ward, le rôle de l'agent May, et j'en passe). L'arrivée de cet enjeu faisant suite au film Marvel permet de créer enfin ce lien qui manquait tant pour rendre la série crédible. Les spectateurs restés sur leur faim peuvent ainsi en apprendre plus sur l'avenir du S.H.I.E.L.D.  
Certes, la série à ses défauts : un début de saison trop lourd, des personnages qui mettent du temps à évoluer et à se dévoiler, un ton parfois trop léger faisant penser à une parodie (voir l'épisode final...), certains lui reprochent même de ne pas bénéficier d'effets spéciaux suffisants. Cependant, ce sont des protagonistes tels que les adorables Fitz-Simmons ou ambiguïté de l'agent Ward qui captivent plus que l'action, et on prend plaisir à voir les liens des personnages évoluer lentement, alors que tombent les masques. On peut donc estimer que le pari est réussi, car après tout, une série ne sert-elle pas à étaler le développement progressivement, de façon moins brutale que dans les blockbusters de la franchise auxquels nous sommes habitués ? Ce sont d'ailleurs les références constantes à l'univers Marvel dans sa globalité et les apparitions de personnages des films qui participent à notre plaisir en tant que spectateur (on appréciera particulièrement la venue de l'agent Maria Hill ou encore de Lady Sif, sans parler du guest surprise-pas-si-surprise-que-ça de The Beginning of the End). 
Cet épisode final promet un beau et intéressant début de saison 2, et après ce bilan mitigé (mais plutôt très enthousiaste, vous l'aurez remarqué) on peut espérer que des leçons seront tirés de cette première saison pour nous offrir un divertissement de qualité du début à la fin l'année prochaine

If you think this has a happy ending, you haven’t been paying attention.

Sur mon canapé de fer, j'ingurgite des épisodes de séries et des films dès que j'ai un moment de libre. Et je sais que vous êtes comme moi. C'est pourquoi je posterais ici des reviews/critiques/articles plus ou moins longues de mes dernières découvertes (qui peuvent être récentes ou non, du coup). Ce ne sera pas du Shakespeare, mais plutôt un tas d'idées censées être organisées. A peu près. 

Peut-être que certains me connaissent sous le pseudo de Bombabouse (malheureusement pour vous, du coup). Peut-être même que ce nom de blog vous dit quelque chose, puisque je postais avant mes articles sur over-blog. Mes premiers posts seront donc des re-post de mes anciens articles (Game of Thrones, Doctor Who, Agents of SHIELD et La Planète des singes sont au programme). 

C'est sûrement le moment où je dois tenter d'être originale et pleine de surprises. Sauf que de nos jours, comme même le paysan du coin peut poster son avis sur un film ou une série du moment qu'il a une connexion internet, ce ne sera jamais le cas. Je me contente donc de suivre le mouvement. Mais avec un certain groove.